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ANNEXE 1 : Les cellules souches adultes Cellule ASC (Adult Stem Cell) soit cellule souche adulte en français. (cliquez sur Voir taille réelle pour zoomer) D'où viennent les cellules souches ? source : Le Monde A. Leur origine Il ne faut pas confondre cellules souches embryonnaires et cellules souches adultes. En effet, elles ne sont pas obtenues de la même façon et ont des propriétés différentes. Les ASC sont obtenus par un prélèvement dès la naissance de cellules sanguines dans le sang du cordon ombilical d'un nouveau-né ou par un prélèvement de différentes cellules souches adultes, de peau, de moelle osseuse sur les tissus humains.
B. Leurs applications Chez l’homme, il est possible de reconstituer l’intégralité des populations de cellules sanguines à partir de cellules souches adultes de la moelle osseuse. Toutefois les cellules souches embryonnaires ont des propriétés de différenciation qui laissent penser qu'elles offrent plus d'avantages que les cellules souches adultes pour des applications médicales.
C. Et l'éthique alors ? Ainsi les cellules souches des tissus adultes peuvent avoir des propriétés voisines des cellules souches embryonnaires humaines mais ont un avantage important:elles ne posent pas de difficultés pour leur obtention. Elles devraient donc permettre d’entrevoir des thérapies efficaces pour de nombreuses maladies dans un futur relativement proche. Tags associés : cellules, souches, embryonnaires
Mardi 25 Janvier 2011
ANNEXE 2 : Les cellules IPS
Cellules IPS (Induced Pluripotent Stem) soit cellules pluripotentes induites en français
A. Leur découverte C'est en 2006 que les premières cellules IPS ont été produites chez la souris . Ces cellules proviennent en fait de cellules de peau dans lesquelles sont injectés les gènes de pluripotence, ce qui les transforme en cellules souches. Ces cellules, créées par le professeur Shinya Yamanaka (photo ci-dessous), sont donc induites de cellules de peau et acquièrent la capacité de se multiplier et d'être pluripotentes.
B. Le procédé sur l'homme Un an plus tard, en novembre 2007, cette nouvelle technique a fonctionné sur l'homme. Leur obtention est assez simple : à l'aide d'un virus rendu inoffensif, on introduit des gènes dans une cellule de peau prélevée. Ensuite ceux-ci reprogramment la cellule, les gènes introduits s'expriment dans la cellule pour sa reprogrammation en cellule souche pluripotente, avant de disparaître pour laisser place aux gènes naturels qui continuent la transformation. Enfin, tout comme avec les cellules souches, adultes ou embryonnaires, on peut la différencier en envoyant les bons signaux chimiques. Shinya Yamanaka source : http://www.nrlc.org/NewsToday/shinya_yamanaka.jpg
Tags associés : cellules, souches, embryonnaires
Mardi 25 Janvier 2011
Annexe 3 : Autres avancées scientifiques...
A- … pour une guérison de la paralysie provenant de lésions à la moelle épinière
Des essais cliniques en phase 1* pour soigner des personnes paralysées à cause de lésions au niveau de la moelle épinière ont été entamés par les laboratoires Geron. Pour vérifier s'il y a rejet et les éventuels risques que pourraient entraîner cette greffe, l'efficacité des cellules souches embryonnaires sera déterminée en fonction de la réactivité des muscles situés sous la lésion, des sensations ressenties au niveau des membres inférieurs et de la capacité du patient à marcher. Un seul patient a été choisi car les critères sont très stricts : ils doivent avoir été victimes d'une lésion complète et soudaine de la moelle épinière au niveau de la cage thoracique, entre les vertèbres T3 et T10, classé grade maximal (A) par l'American Spinal Injury Association (Asia) Impairement Scale. Le patient est évidemment volontaire et doit avoir subi cette lésion récemment car les cellules doivent être implantées entre une et deux semaines après que celle-ci soit apparue. les cellules sont conservées dans des conditions de stérilité très strictes
L'opération est effectuée par un chirurgien assisté d'une machine qui contrôle le point exact où sont injectées les cellules. L'intervention se fait par une injection de 2 millions de cellules souches au niveau de la lésion ; les patients, immuno-supprimés pour l'opération, seront soumis à des tests sur 15 ans pour vérifier l'évolution de la guérison. Plus précisément, on injecte des cellules progénitrices des oligodendrocytes** obtenues à partir des cellules souches embryonnaires. L'expérience avait évidemment été validée sur des animaux de laboratoire, en effet des rats transplantés sept jours après la lésion voyaient la fabrication de myéline se réactiver, une atténuation de la perte des cellules nerveuses liées aux muscles, appelées motoneurones et une amélioration des fonctions motrices des membres. Un an après, les rats n'avaient pas développé de tératomes, les cellules n'avaient pas migré en dehors du système nerveux, et n'avaient pas de douleurs anormales ni de réaction immunitaire contre les cellules injectées.
*phase clinique 1 : elle consiste à déterminer la tolérance et l'efficacité d'un remède sur des patients volontaires. Cette phase se situe entre l'étude de la molécule en laboratoire et le calcul de la dose optimale.
** oligodendrocytes : cellules naturellement présentes dans le système nerveux, elles synthétisent la myéline, une protection qui entoure les fibres neuronales et favorisant la conduction des impulsions électriques. Elles produisent aussi des facteurs neurotrophiques qui aident les neurones dans leur fonction et leur survie.
B- … pour la guérison de la maladie de Parkinson grâce au clonage thérapeutique
Qu'est ce que le clonage thérapeutique ?
Le clonage thérapeutique consiste à prélever le noyau d'une cellule somatique adulte d'un individu dont on veut copier les gènes et de l'introduire dans un ovocyte auquel on a enlevé le noyau. Par opposition au clonage reproductif, le but n'est pas de créer un être vivant mais d'obtenir des cellules totipotentes qui seront utilisées pour la recherche ou des thérapies cellulaires. Cette technique a un avantage important : le risque de rejet n'existe plus étant donné que la cellule obtenue possède l'information génétique du malade. Cependant il faut toujours faire face à un problème éthique : cette cellule pouvant donner un être vivant si elles sont implantées dans l'utérus, certains la considèrent comme un véritable embryon. ![]() (Cliquez sur Voir taille réelle pour zoomer ) Schéma explicatif du clonage, source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Clonage_th%C3%A9rapeutique
Le clonage thérapeutique a quand même abouti à des résultats prometteurs, par exemple en ce qui concerne la maladie de Parkinson. Les chercheurs ont donné à 24 rongeurs des symptômes semblables à ceux de la maladie de Parkinson. Puis ils ont prélevé des noyaux de cellules de peau de souris malades qu'ils ont transférés dans un ovocyte ( = cellule sexuelle donnant un ovule), obtenant ainsi un embryon « clone » de chaque souris. Une fois développés au stade blastocyste (environ cent cellules), l'équipe de Lorenz Studer a réussi à différencier les cellules souches obtenues en neurones dopaminergiques (qui sécrètent la dopamine). A la suite des greffes de ces neurones, les souris ayant reçu des neurones de leur propre clone ont eu une diminution des symptômes de la maladie, notamment avec un meilleur contrôle de leurs mouvements, contrairement à celles ayant subi une injection de neurones étrangers, dont l'état est resté stable. Malgré que cette expérience reste loin des résultats suffisants pour soigner de vrais malades de Parkinson, elle montre que le clonage thérapeutique est une technique possible pour la guérison de maladies.
C - … pour la reprogrammation cellulaire
Ça y est, il y a du nouveau dans la reprogrammation cellulaire. Il est maintenant possible de créer des cellules sanguines à partir de cellules de peau. Il existait déjà deux méthodes dans ce domaine: → les cellules souches embryonnaires qui proviennent, comme leur nom l'indique de l'embryon, qu'il faut donc détruire pour récupérer ces cellules, et qui constitue évidemment un problème au niveau éthique. → et les cellules souches adultes qui redeviennent « souche » après qu'on leur ait injecté des gènes exprimant l'indifférenciation.
Grâce à la méthode mise au point par l'université McMaster, des fibroblastes humains ont pu être reprogrammés en cellules hématopoiétiques progénitrices (à l'origine des cellules sanguines) et matures. Ce résultat a été obtenu grâce à leur culture en présence de cytokines, hormones favorisant la création de ces cellules, et à l’introduction dans le génome cellulaire du gène oct4 à l’aide d’un virus.
On a ainsi obtenu trois types de cellules différentes: → des globules blancs → des mégacaryocytes (précurseurs des plaquettes) → des globules rouges Celle-ci semble être efficace et moins dangereuse puisque après 8 semaines, un cinquième des cellules de moelle osseuse de la souris sont originaires de la greffe. On pourrait également utiliser les cellules de la peau d'un patient pour le guérir. Ces dernières pourraient aussi alimenter les banques de sang permettant les transfusions, qui sont parfois en manque. Des recherches complémentaires sont bien sûr nécessaires avant d'envisager toutes ces possibilités.
Des globules rouges comme ici pourraient donc être recréés
Tags associés : cellules, souches, embryonnaires
Mardi 25 Janvier 2011
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